Entrée au sein du Groupe VILAVI en 2014 comme commerciale, Najlae Ben Kaddour a ensuite occupé plusieurs fonctions managériales avant de devenir chargée de mission. Aujourd'hui, elle accompagne les projets structurants de l'entreprise et fait le lien entre la stratégie et sa mise en œuvre opérationnelle. Elle revient sur son parcours, son quotidien et les qualités essentielles pour exercer ce métier transverse.
Peux-tu nous parler de ton parcours ?
Diplômée d'un Master en Systèmes d'Information et Internet, j'ai rejoint le Groupe VILAVI en 2014 en tant que commerciale. Cette première expérience m'a permis de bien comprendre les enjeux de la relation client et de l'activité.
J'ai ensuite intégré le service Défense du Portefeuille, où j'ai développé une approche plus analytique autour de la fidélisation et de la performance. J'ai par la suite occupé plusieurs fonctions managériales, notamment au Service Client et au Service Fidélisation, avec pour missions le pilotage de la performance, l'accompagnement des équipes et la conduite du changement.
Ces expériences m'ont permis de développer une vision à la fois opérationnelle, analytique et stratégique. Aujourd'hui, en tant que Chargée de mission, je contribue à la mise en œuvre des projets stratégiques et à l'amélioration continue des processus, en faisant le lien entre les équipes opérationnelles et la direction.
Peux-tu nous expliquer ton métier ? Quelles sont tes principales missions ?
Le rôle de chargée de mission, c'est avant tout un rôle de pivot : je fais le lien entre la vision stratégique de la direction et sa mise en œuvre sur le terrain. Mes missions s'articulent autour de quatre axes :
- la planification stratégique, à travers la construction de feuilles de route ;
- le pilotage opérationnel des projets et de leur calendrier ;
- le suivi de la performance grâce à des synthèses et des tableaux de bord ;
- et enfin l'analyse des données pour transformer les résultats observés en actions concrètes et en leviers d'amélioration continue.
Quels sont tes interlocuteurs au quotidien ?
Mes interlocuteurs sont très variés, et c'est d'ailleurs ce qui fait la richesse du poste. J'échange au quotidien avec les équipes opérationnelles et techniques afin de suivre l'avancement concret des projets et d'identifier rapidement les éventuels points de blocage. Je travaille également en étroite collaboration avec les directions fonctionnelles, notamment les équipes Workforce Management, Ressources humaines et Communication, pour garantir la cohérence des actions menées et la bonne allocation des ressources. Enfin, je suis régulièrement amenée à présenter à la direction générale et aux décideurs des synthèses claires, des analyses et des propositions d'arbitrage afin de faciliter la prise de décision.
Quelle est la dimension la plus enrichissante de ton métier ?
Ce qui m'anime le plus, c'est la transversalité. J'ai une vue d'ensemble que peu de postes offrent : je vois un projet naître d'une intention stratégique, je le structure, et je le suis jusqu'à ce qu'il produise un résultat concret sur le terrain. Voir une analyse que j'ai construite se transformer en décision, puis en amélioration réelle pour les équipes — c'est ça qui donne du sens. Et comme mes interlocuteurs sont très variés, j'apprends en permanence, sur tous les métiers de l'entreprise.
Quelles sont les qualités requises pour ce métier ?
J'en retiendrais quatre : la rigueur et l'organisation, indispensables pour gérer plusieurs projets simultanément ; la capacité d'analyse et de synthèse, pour extraire l'essentiel des données et le restituer clairement ; les qualités relationnelles, nécessaires pour créer du lien entre des interlocuteurs aux priorités différentes ; et enfin l'adaptabilité, car les sujets et les urgences évoluent en permanence.